Les élèves de 6ème primaire de l’école 1-2 célèbrent les 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à la station du Parvis Saint-Gilles

Une lecture émouvante des droits humains par des enfants dans la station de métro Parvis de Saint-Gilles.

Ils étaient souriants et fiers, dans la station de métro Parvis de Saint-Gilles : des élèves de 6ème primaire des écoles 1-2 de Saint-Gilles ont déclamé, ce 10 décembre, leur vision de la Déclaration universelle des droits humains, illustrée de leur main. Et ce devant les magnifiques céramiques de Françoise Schein, artiste, architecte, urbaniste qui décline ces droits humains en les inscrivant dans des sites des villes du monde entier. Grâce à elle, les murs parlent de nos valeurs, dialoguent avec les habitants, les passagers, les gens pressés, les mères de famille encombrées de landaus et de paquets, les jeunes enfouis sous leur capuche, les sans-abris qui cherchent un peu de chaleur dans les couloirs du métro et un peu d’argent en mendiant aux entrées de banques.

Bruxelloise de naissance, Françoise Schein est citoyenne du monde. En habillant, en 1992, toute la station Parvis de Saint-Gilles, elle place ce lieu de passage et de voyage sous le thème de la dyade (union de deux principes qui se complètent réciproquement) : les frontières européennes et les droits humains. Elle interpelle les voyageurs avec quelques citations comme ce « Hâte-toi lentement », d’Erasme, et « Je n’évolue pas, je voyage », de Pessoa.

Les enfants de Saint-Gilles avaient sous les yeux la réalité de la vie et dans le cœur la nécessité de la justice sociale basée sur les droits fondamentaux de tous. Ils n’oublieront pas ce moment en regarderont cette station d’une autre manière. Invitons tous les passagers à s’arrêter là.  A contempler le travail de Françoise Schein. A méditer quelques instants sur la signification de la DUDH, plus que jamais nécessaire en ces temps troublés.

Article rédigé par Gabrielle Lefèvre